25/06/2009

Un peintre Franc-Comtois: Gustave Courbet (1819-1877)


La dernière rétrospective d'ampleur des oeuvres du maître d'Ornans remonte à 1977

ils ont fêté les 30 ans de la dernière exposition , en octobre 2007medium_05_003.3.jpg
Né à Ornans dans le Doubs, il fait des études à Besançon tout en suivant les cours d'un élève de David. Venu faire son droit à Paris, il fréquente un atelier libre appelé l'Atelier suisse, et s'intéresse beaucoup, au Louvre, à la peinture espagnole (Ribera, Zurbaran) et hollandaise.

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Il fera d'ailleurs vers 1846 un voyage en Hollande pour compléter sa connaissance de Rembrandt et de Franz Hals.

Après quelques toiles d'inspiration romantique,medium_05_002.2.jpg il commence à se faire connaître au salon de 1844 par l'Autoportrait au chien noir. Il fréquente Baudelaire, dont il peint le portrait en 1848, le socialiste Proudhon et Champfleury, qui est le premier à parler de "réalisme" en peinture.

Avec L'Après-dîner à Ornans, en 1849, il devient le centre des conversations. Delacroix le qualifie de "révolutionnaire". L'Enterrement à Ornans, présenté au salon de 1850, fait scandale par sa crudité macabre.
En 1853, Les Baigneuses rompent avec les nus académiques. Napoléon III aurait cravaché la toile pour son épouvantable laideur. L'Atelier est refusé à l'exposition de 1855 :medium_05_001.4.jpg Courbet l'expose avec une quarantaine d'autres toiles dans un baraquement qu'il appelle "le Pavillon du Réalisme".
L'Angleterre et surtout l'Allemagne en 1858 lui font un triomphe.

Ses opinions politiques lui font cependant refuser la Légion d'Honneur. Du coup, la République le propulse responsable de la protection des arts en 1870 dans le Gouvernement de Défense Nationale. S'étant rendu célèbre par ses protestations esthétiques véhémentes contre la colonne Vendôme, il doit répondre de son déboulonnage devant les tribunaux de la Troisième République. Il est enfermé en prison, et doit payer en 1877sur ses biens propres le redressement de ladite colonne.

Il se retire en Suisse, où il meurt.

Commentaires

Tu te fais rare...et c'est pourquoi j'apprécie ta note de ce jour, j'aime beaucoup la période romantique de Courbet, les fillettes à la chevelure rousse me plaisent beaucoup...



Bises
hélène

Ecrit par : hélène | 25/06/2009

Belle note sur Gustave Courbet que nous connaissons tous , surtout par sa peinture plus que pour lui même.
Bonne journée
Anita

Ecrit par : Anita | 25/06/2009

Coucou !

Notre compatriote de Franc-comtois a fait de belles toiles et à Ornans son musée est entrain de s'améliorer mais ce n'est pas encore fini .

Bonne jsoirée bizoux Françoise !

Ecrit par : françoise la comtoise | 27/06/2009

Bonsoir Francine

J'ignorais le côté trublion de ce peintre! Que ferait on aujourd'hui à un homme qui chercherait à en faire autant, alors qu'une remarque sur un blog à propos d'un secrétaire d'état entraine une convocation au commissariat.



Bises du grillon

Ecrit par : christian | 29/06/2009

Nous avons un Parc Courbet à GAGNY (93).. une belle inauguration en son temps pour un peintre oui, révolutionnaire. Bises de miche

Ecrit par : miche | 30/06/2009

Un excellent peintre que j'aime bien ;tu te fais rare ma chère mais on apprécie quand on te retrouve.Bises

Ecrit par : heraime | 01/07/2009

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