29.02.2008

Découverte d'un peintre franc-comtois : Gustave Courbet

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05.11.2007

Une petite république dans une grande...

Aucune carte ne mentionne l'existence de la République du Saugeais.

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Pourtant, depuis 1947, ce petit territoire du Doubs a un président, un premier ministre, un douanier et un chant du Saugeais écrit par un chanoine devenu l'hymne national, un timbre a été édité en 1987 pour les 40 ans de la République
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Folklore? Oui et non .Car la République du Saugeais est le reflet d'un pays spécifique construite autour d'une abbaye(Montbenoît
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autour d'une histoire et de traditions fortes.
Le val de Saugeais est un ilot en Franche-Comté, une parenthèse et parfois un gros point d'interrogation .

SAUGEAIS,SAUGET
La vallée se nomme" Saugeais"
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Ses habitants" Sauget" et Saugette"
L'origine du mot viendrait de " Sauge", cet arbrisseau sauvage qui aurait peuplé le val autrefois. Mais les avis sont partagés et certains préconisent l'explication suivante:"Sauget" viendrait de " Savoye" car les colons du XI siècle étaient en partie, savoyards.

UNE REPUBLIQUE DE 3500 HABITANTS

La république se compose de 12 communes. elle s'étend sur 120 km². Comme a dit un habitant du val :"Le Saugeais n'a pas de frontière, ce sont les voisins qui sont bornés
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Le début de cette République.
C'était en 1947, le Préfet de la région faisait une halte à l'hôtel de l'Abbaye de Montbenoît. M. Georges Pourchet directeur de cet établissement qui demande à son hôte en plaisantant un laisser-passer pour entrer dans la République du Saugeais.
Interloqué le Préfet demande des précisions. On lui explique que le Saugeais est une région à part dans le Haut Doubs avec un fort sentiment régionaliste . Devant tant de convictions ,il nomme M. Pourchet , Président de la République du Saugeais.
A la suite de son décès en 1968, personne ne reprit le flambeau. Mais 4 ans plus tard, alors que Madame Pourchet participe à la rénovation de l'abbaye, les Saugets la prient de reprendre les fonctions de son mari défunt .

Elle a exercé depuis 1972 jusqu'à son décès en 2005.
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Avant sa mort, en 2001, elle avait opté 30 signatures pour la nouvelle élection , valable que pour un décès ou une démission .

C'est comme cela que sa fille
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est devenue à son tour Présidente
Elle est née en 1934, veuve depuis 1990. Elle a accepté, est élue depuis 2006

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24.10.2007

La coiffe Montbéliarde

.
Le Diairi

Diairi
Le mot diairi signifie primitivement "chignon". Une "câle à diairi" est tout simplement un bonnet destiné à couvrir le chignon.

Le diairi est sans conteste une particularité du Pays de Montbéliard. Il est le symbole du protestantisme et des attaches wurtembergeoises du Pays.
La câle à diairi fut abandonnée dès le début du XXe siècle. Ce fut le dernier élément du costume porté dans les campagnes. Pendant la première moitié du XXe siècle, certaines personnes âgées portaient encore la coiffe quotidiennement.
Les coiffes étaient la plupart du temps faites en satin ou en velours noir

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, bleu, brun ou rouge très foncé.

Les femmes âgées ou les veuves portaient une coiffe noire, entièrement brodée de perles noires
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. D'autres coiffes, blanches et garnies de perles colorées, étaient faites en piquées de coton et étaient réservées aux fiançailles et aux mariages. Selon la coutume, la décoration de la coiffe était un secret entre la câlière et la fiancée ; personne ne pouvait voir la coiffe avant le jour de la cérémonie. Les coiffes étaient souvent un sujet de rivalité entre les jeunes filles et elles faisaient la fierté des familles.

Renouer avec la tradition :
En juin 1991, l'Office de Tourisme du Pays de Montbéliard remet la câle à diairi au goût du jour en créant une activité "diairi".
C'est un succès immédiat : près d'une centaine de dames
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s'inscrivent aussitôt pour perpétuer cette tradition.
Aujourd'hui, elles sont encore près d’une cinquantaine divisées en 3 ateliers (un le mardi, un le jeudi après-midi et un le jeudi soir) à participer à la promotion de ce patrimoine local tout- à-fait particulier. C'est sans doute ce double aspect – respect de la tradition et créativité – qui a séduit ces nombreuses femmes.

Outre les diairis, les câlières ont imaginé toute une gamme d’articles qui enrichissent la boutique de l’Office de Tourisme : cadres, boites, poupées. A noter également le volet restauration de coiffes anciennes.

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22.10.2007

La suite ...

Suite à mon article sur l'horlogerie l'Epée de Ste Suzanne, voilà ce qu'est devenue cette usine.

Laissé à l'abandon après la fermeture de la manufacture de l'horlogerie en 1996, siège d'un incendie en 2001, victime de rumeurs sur sa pollution, le site de l'Epée n'était pas beau à voir.


Aujourd'hui, même s'il reste quelques travaux à réaliser, il est méconnaissable. De cette friche industrielle, dont personne ne savait quoi faire Monsieur D. a su tirer parti pour construire une résidence à l'aménagement paysager soigné. 3 bâtiments ont été rénovés afin de créer 40 appartements du F2 auF5
Plusieurs sont en duplex et la plupart bénéficient

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de grands balcons dont les locataires ou les propriétaires profitent largement dès qu'il fait beau. Il a investi 3.5 millions dans ce projet immobilier .

Après le gâchis de la perte de cette usine avec son savoir faire , une page est tournée .Ils ont sû tirer profit de ces bâtiments très anciens pour loger des personnes dans des bâtiments tout rénovés .

A défaut d'avoir pû gardé cette usine, cette friche au moins ne défigure plus le paysage. c'est une réussite au niveau réhabilitation .

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13.10.2007

Saucisse de Montbéliard

Pour éclairer la lanterne de Dominique, un petit cours sur la vraie saucisse de Montbéliard (Boitchu)

La saucisse de Montbéliard

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est une saucisse traditionnelle AOC fumée à la sciure de bois, au tuyé de Montbéliard dans le Doubs en Franche-Comté


Historique et confection
Elle prend son essor au XIXe siècle. Elle est à base de différents morceaux de porc que l’on mélange à des ingrédients. Autrefois, on se servait d’une simple planche et d’un couteau pour découper la chair à saucisse. Le tout était enfilé avec le pouce dans le boyau du porc en se servant d’un entonnoir qu’on appelait « emboussu ». Plus tard, on inventa des modèles à piston, plus ou moins articulés. Puis on nouait les extrémités de la saucisse, et on la cuisait (elle n’était pas nécessairement fumée). On était encore loin de la fabrication courante : c’était un travail familial ; la mère de famille achetait un morceau de porc et fabriquait quelques saucisses à l’avance.

La saucisse de Montbéliard est fumée à la sciure de bois, au « tuyé » (cheminée-fumoir à la forme particulière, que l'on rencontre dans les fermes du Haut-Doubs) selon diverses essences. Les bouchers-charcutiers du pays de Montbéliard l’ont améliorée et en ont fait un produit gastronomique artisanal de belle réputation. Presque partout en France, on connaît Montbéliard pour sa saucisse … et son château des ducs de Wurtemberg.

La renommée de la prestigieuse saucisse, on la doit surtout
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à la Confrérie des « Compagnons du Boitchu , tous maîtres-charcutiers qui ont fondé une charte de qualité commune. Toutefois, il est permis à chacun une petite marge de manœuvre à l’égard des ingrédients. Au plan dégustatif, sa grande rivale est la saucisse de Morteau, plus connue (ou plus répandue) en France.

↑ « boitchu » : mot en patois qui désignait autrefois le couperet qui permettait de hacher la chair à saucisse

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08.10.2007

L'épicéa

Les sangles au long... des épicéas

Dans la haute vallée du Doubs, une espèce de" sangliers" d'un genre particulier hante les forêts.
Entre bûcherons et débardeurs, ils s'acharnent à prélever de l'épicéa larmoyant de sève une pâte qui fera le bonheur des mangeurs de Mont d'Or.

Tout se passe dans la région de Mouthe, où les hivers sont rudes(-20°).Ils ont fabriqué aussi un champion olympique ( Fabrice guy)....

La coupe des épicéas, ou la première étape de cette journée effectuée par le bûcheron qui, parfois, est aussi un "sanglier

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.
Sanglier? L'appellation est trompeuse, même si le nom évoque un animal grognon qui fait la réputation de la table d'Obélix.
En fait, c'est une référence aux sangles que ces bûcherons pas comme les autres vont extraire des épicéas abattus, afin donner un peu de saveur à quelque Mont d'Or ou Edel de Cléron au caractère crémeux.

1/2 tour à la force des bras, pour attaquer les dessous de l'épicéa
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C'est quand l'arbre est à terre, gisant que les "sangliers" doivent enlever sa première peau, la partie morte de l'écosse, le "Yard" comme ils l'appelle On mesure la longueur souhaitée des sangles avant de dépouiller l'arbre de la substance recherchée

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medium_7.jpgLe bûcheron " sanglier" nous montre comment seront enroulées les sangles, encore souplesCertains jours les "sangliers" sont capables de ramener un km
Puis il les conduit à la maison où elles seront stockées pour le séchage
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A la maison, dés que le bois est ramené par les hommes, les femmes ont un rôle très important. Elles doivent enrouler les sangles par 10 et les faire tenir par un clou.
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Leurs mains sont marquées par la couleur brune de la sève de l'épicéa

Tous les greniers et sous-sols sont consacrés au séchage .20 jours en été et 3 mois sont nécessaires avec le maximum d'air. Leurs mains sont marquées par la couleur brune de la sève de l'épicéa

L'épicéa, élancé, d'un fort diamètre et pouvant présenter la plus grande longueur sans noeud, idéal à une telle utilisation, à la différence de son cousin le sapin dont l'essence demeure trop riche en térébenthine Quand un épicéa mesure 35 m de haut , ils peuvent extraire 6 à 7 mètres de sangles .

C'est donc dans ces mains que s'inscrit la tradition du fromage sanglé qui remonte en 1750, époque de l'instauration des fermes d'alpages. Et plus de 2 siècles après, par le biais d'une activité fromagère, le bûcheron "sanglier"connait à son tour une activité quasi régulière, sauf quand il fait -7° car l'écorce ne veut plus
rien savoir...

Le reste de l'arbre part en scierie

3 fromages font actuellement appel aux bûcherons "sangliers".
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Le vacherin du Mont d'Or ( environ 800 tonnes) et dans les mêmes proportions, le lointain Touret de l'Aubier près des Landes et l'Edel de Cléron dans la vallée de la Loue

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14.09.2007

Musée Japy(Exposition de boîtes à musique)

Je vous rends compte de ma visite à ce musée où étaient exposées un nombre impressionnantes de boîtes à musique, lors des journées du patrimoine
Auguste l'Epée , apprenti chez Frédéric Japy medium_portraitjapy_f.2.jpg, a décidé de se mettre à son compte. C'est le premier qui a fabriqué des boîtes à musique .Elles se trouvent en dehors de ces 2 jours de patrimoine , au musée Beurnier-Rossel à Montbéliard (25)
Adresse :
Musée Municipal Frédéric-Japy
16, rue Frédéric JAPY
90500 BEAUCOURT
Tél: 03 84 56 57 52
Fax: 03 84 56 96 05

Courriel : museejapy@ville-beaucourt.fr

Accès :
Autoroute A36 Sortie Etupes suivre Dampierre-les-bois
Par la Suisse Suivre Delle (N19))

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L'exposition a eu lieu grâce à la collaboration de l'association des amis du musée, de collectionneurs privés, du musée Beurnier-Rossel à Montbéliard, du musée national des automates à musique de Seewen et du musée Baud de L'Auberson( Suisse).
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Avant le phonographe, seules les boîtes à musique permettaient d'écouter de la musique
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chez soi. C'est l'évolution de ces objets aussi ingénieux qu'esthétiques qui est présentée dans cette exposition .
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J'ai oublié de dire, toutes les boîtes à musique d'Auguste L'Epée fonctionnent. Elles ont entre 2 et 16 mélodies , même une a été fabriquée avec des airs chinois ,pour vous montrer l'étendue de cette usine.

Une autre fois ,je parlerai que du Musée Japy avec l'entreprise Japy qui n'est pas les boîtes à musique.

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L'empire Frédéric Japy

UNE VIE DE SOLIDARITÉ ET D'INNOVATIONS

Né à Beaucourt en 1749, Frédéric Japy est fils de maréchal ferrant et issu d’une ancienne famille beaucourtoise. Dès son enfance, il est initié aux activités artisanales et apprend à vivre dans le cadre structuré et solidaire des corporations. Mais rapidement, son intérêt se porte sur la jeune et prometteuse industrie horlogère jurassienne.
Ainsi, après avoir reçu une bonne instruction à Beaucourt puis à Montbéliard, il part en apprentissage au Locle auprès d’un artisan horloger.
Deux années plus tard, il devient ouvrier dans l’atelier d’un mécanicien inventeur, Jean-Jacques Jeanneret-Gris. Cette rencontre est déterminante pour sa réussite professionnelle puisqu’il y découvre un matériel novateur qui préfigure le principe de la machine-outil.
De retour chez son père, il est guidé par un rêve unique : construire sa propre fabrique d’ébauches d’horloges au moyen de machines-outils. En effet, il considère que produire mécaniquement l’ensemble des pièces qui entrent dans la fabrication des montres permettrait un gain considérable de temps et d’argent.
Dès 1773, son mariage avec Suzanne-Catherine Amstoutz lui donne d’ailleurs la possibilité de transférer ses activités horlogères dans l’un des bâtiments de son beau-père.

Enfin, en 1777, il crée sa propre fabrique à Beaucourt. Son entreprise prend très vite de l’ampleur : sa production passe de 2400 ébauches en 1780 à 12 700 en 1806.

Ses trois fils héritent de ce succès dès 1806, lorsqu’ils prennent la tête de l’entreprise : ils décident alors d’étendre et de diversifier les activités en produisant des ébauches de pendules à Badevel dès 1810 et en créant une usine de production de vis à bois à la Feschotte en 1811. La renommée de l’horlogerie Japy devient bientôt internationale.
Affecté par la mort de sa femme, Frédéric Japy décède à son tour le 23 janvier 1812.



L’AFFIRMATION D'UNE PHILANTROPIE

UNE NÉCESSITÉ SOCIALE

Tout en bouleversant la technique horlogère, Frédéric Japy cherche à maintenir des relations sociales issues de l’artisanat. En privilégiant la machine-outil, il est amené à renoncer au travail à domicile pour assurer un travail concentré permettant une production en série.
Cependant, il ne peut pas imposer aux ouvriers de quitter leurs villages natals, sans leur assurer les mêmes avantages que dans l’ancien système.
Face à ses contraintes extérieures, l’unique réponse possible est de reconstituer une ambiance familiale au sein de la manufacture en développant l’habitat social. La création de logements, de salles à manger et de cuisines dans les ailes du bâtiment central de l’usine de Beaucourt amène naturellement les ouvriers à vivre en commun.
Tous considèrent alors Frédéric Japy comme un père : « nous avions une profonde vénération pour M. et Mme Japy. Nous appelions Mme Japy, la Maman et M. Japy : notre Père » raconte un ouvrier.


LE FRUIT DE CONVICTIONS PERSONNELLES

La mise en place d’un style de vie sous tutelle patriarcale n’a pas que pour but de canaliser et de stabiliser les populations ouvrières pour assurer l’ordre, la garantie de la prospérité industrielle. Dès son enfance, Frédéric Japy est marqué par des mœurs collectives.

Lorsqu’il crée sa fabrique, il est convaincu qu’il peut aider ses semblables : « je veux que mes ouvriers ne fassent avec moi et les miens qu’une seule et même famille. Mes ouvriers doivent être mes enfants et en même temps mes coopérateurs. »
Pour cela, il cherche à pourvoir à tous les besoins de ses ouvriers. Il recherche une certaine communion des esprits : il crée tous les magasins nécessaires et accroît les garanties sociales offertes aux ouvriers.
En 1818, après sa mort, ses enfants créent même une école. Frédéric Japy n’est alors plus seulement un patron ; il devient aussi le garant de l’éducation morale de ses ouvriers. De véritables lignées familiales, comme les familles Plain ou Coulon, travaillent désormais au sein de la fabrique Japy et jouissent d’une reconnaissance locale incontestée.





LES MACHINES-OUTILS DE L'HORLOGER JAPY
Lorsque Frédéric Japy installe sa fabrique à Beaucourt, les montres sont encore fabriquées selon le système de l’établissage : le fabricant achète toutes les ébauches nécessaires et les assemble lui-même. Ainsi 150 ouvriers en moyenne interviennent pour réaliser le produit fini en se cantonnant chacun à une opération bien spécifique. Mais Frédéric Japy a déjà fait l’expérience d’un matériel beaucoup plus novateur. Ainsi, il passe rapidement commande à Jeanneret-Gris d’une série de dix machines différentes qui lui permettent de concevoir les 83 pièces de l’ébauche.
Un système productif particulièrement novateur est dès lors en place : l’utilisation de la machine-outil lui permet d’embaucher des ouvriers non qualifiés, des femmes, des vieillards… Grâce à cette nouvelle division du travail, il est désormais possible de produire les ébauches en série et dans un atelier unique. Ces machines « infernales » imposent une concurrence très rude à tout le monde artisanal et corporatif de l’horlogerie : une ébauche de montre vendue à 7,50 F en 1793 sort à 2,50 F des ateliers beaucourtois. Immédiatement, cette concurrence engendre la fermeture de plus nombreux ateliers jurassiens mais elle agit aussi en Suisse où la manufacture Japy écoule 91,3 % de sa production.
Ce faisant, Frédéric Japy impose la machine-outil comme mode de production et se pose comme le principal initiateur de la fabrication mécanique de montres. Cette technicité Japy correspond sans conteste à l’un des trois changements techniques nécessaires au démarrage de la révolution industrielle : la substitution de l’invention mécanique aux talents humains.





LE POIDS DE LA FABRIQUE JAPY DANS LA RÉGION

A L'ÉPOQUE

Au XIXe siècle, l’entreprise de Beaucourt était le fleuron du noyau manufacturier régional. Les produits Japy étaient vendus dans plusieurs pays du monde entier et l’entreprise employait près de 5000 ouvriers en 1860. Très vite, elle a assuré le développement économique de la région et la croissance démographique du petit village de Beaucourt qui ne comptait alors que 200 habitants.
Mais ce sont surtout les trois fils aînés de Frédéric Japy qui ont assis la manufacture dans la région en diversifiant ses activités tout en conservant les principes fondateurs de leur père. Ainsi, l’usine de fabrication de vis à bois créée en 1806 devient rapidement une branche industrielle à part entière. Ensuite, la grosse horlogerie installée à Badevel vers 1814, la serrurerie et surtout les ustensiles de ménage en fer battu étamé produits à la Feschotte depuis 1826, permettent à la manufacture de ne plus dépendre uniquement des aléas du marché horloger. En effet, à partir de l’usine de la Feschotte, les successeurs de Frédéric Japy ont développé une activité qui devient rapidement le fleuron des usines Japy : l’émaillerie. Jusqu’au milieu du XX° siècle, la diversification des activités reste à l’ordre du jour avec la production de pompes, de machines agricoles, de moteurs, de lustrerie, de machines à écrire…

ET AUJOURD'HUI ?

Aujourd’hui, pratiquement toutes les usines ont disparu. Mais Frédéric Japy reste encore très présent dans la région que ce soit dans les esprits ou au travers du musée qui a été crée à Beaucourt en 1986 à l’initiative d’élus locaux et d’anciens ouvriers de l’entreprise.


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26.03.2007

Peugeot (2)

La création de l'usine Peugeot

Au début du XIXème siècle, deux frères, Jean-Pierre et Frédéric Peugeot

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, associés à Jacques Maillard-Salins, lancent une petite fonderie d'acier dans un moulin, à Hérimoncourt, près de Sochaux. Grâce à la qualité de leur production, (scies, outillages..) , la petite entreprise se développe rapidement. De nombreuses usines sont construites dans les environs du moulin, et en 1912, c'est au tour de Sochaux d'accueillir une fabrique, dédiée aux véhicules utilitaires.
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La guerre 1914-1918

Pendant la première guerre mondiale, l'usine construit des obus, des moteurs d'avion, de chars... Elle occupe une superficie de 21 000m², et emploie 400 personnes. Ce n'est qu'en 1921 que commence la construction de véhicules de tourisme.

De vastes terrains étant disponibles autour des bâtiments déjà construits , l'usine s'étend : en 1930, elle occupe 220 000m² , soit une superficie multipliée par 10 en 15 ans ! Le nombre d'employés augmente évidemment considérablement :il faut créer des liaisons en bus ou en train, de vastes dortoirs sont construits.. En 1937, 14 533 ouvriers travaillent à " la grande maison ".


La guerre 1939-1945

Lors de la seconde guerre mondiale, l'usine est utilisée pour aider l'armée, d'abord française, puis allemande. Le 16 juillet 1943, les alliés bombardent le centre de Sochaux... ou plutôt essayent : seules quelques bombes feront des dégâts dans les ateliers, le plus gros est tombé sur la ville, à côté de la cible. Suivent à l'usine des sabotages, dirigés par d'anciens ouvriers qui ont rejoint le maquis. Les Allemands déménagent alors toutes les machines-outils, le centre de production se retrouve pratiquement à l'arrêt.

Malgré les dégâts, le manque de moyens, l'usine sort en 1945 la première 202.
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L'expansion

Le centre de production ne cessera alors plus de croître :

1945 : 3 000 voitures fabriquées par 5 000 salariés.
1949 : 44 000 par 12 000 salariés.
1956 : 142 000 par 17 000 salariés.
1961 : 1 000 véhicules par jour, 50 hectares de bâtiments.
En 1977 apparaissent les premiers robots dans les ateliers de tôlerie. Un programme de modernisation du site est lancé en 1987 : entre autre, la rivière de l'Allan, divisant l'usine, est détournée.


Aujourd'hui

L'usine occupe 265 Hectares, à comparer aux 350-400 Hectares de la commune ; l'effectif est de 19 500 salariés, pour une production de 1 800 véhicules par jour...


Les centres de production PSA Peugeot Citroën ont pour mission de fabriquer chaque jour les véhicules conformes aux référentiels définis par les équipes de conception et aux attentes des clients, tout en respectant les objectifs de coûts et les délais de livraison.

La production de véhicules est assurée par des centres, qui se composent généralement de quatre usines : emboutissage, ferrage, peinture et montage. La planification de la production est calée sur les commandes fermes des clients, transformées en Ordres de Fabrication (OF), regroupés et répartis ensuite entre les différents centres de production du Groupe.

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22.12.2006

Le Pérou

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podcast

J'ai envie de vous faire partager cette beauté ...
Je suis allée visiter les différentes crèches du Pérou , pays invité de la ville de Montbéliard pour leur marché de Noël.

De belles crèches faites avec les pierres du Pérou , toutes ciselées .medium_noel2006_032.jpg


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D'autres sont faites en bois.



medium_noel2006_028.jpg des grands personnages faits à la main .
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Les Péruviens sont assez doués pour la poterie , méthode Raku . Le poterie est cuite dans un four et mis dans la sciure , ce qui lui donne des petits points et des rainures , très jolie poterie .
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La plus magique est celle-ci faite
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en filigrame d'or . Quelle finesse..

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14.12.2006

Le marché de Noël de Montbéliard

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Le stand de Russie

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Un stand de Pologne

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Un stand de floc de Gascogne où l'on a dégusté une tartine de foie gras et du floc.

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Un stand du Gers où l'on a goûté les spécialités , pâté au Jurançon , rillettes de canard, boites de boudin maison ect ... on ne pouvait plus partir et finalement nous sommes repartis avec 6 boites de spécialités .. Super bon!!!
Le soir, tout de suite , j'ai fait revenir à la poêle les rillettes de canard et fait cuire des tagliatelles.
Délicieux!! C'est la recette du vendeur de Gers . A essayer ...

Pour terminer quelques photos de notre région
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Le costume traditionnel des bouchers du Boitchu ( Saucisse de Montbéliard fumée )

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Le stand Franc-comtois avec les grosses poêles de tartiflette (Pommes de terre, fromage, lardons )

On a terminé avec un verre de jus de pommes chaud pour moi et un verre de vin rouge chaud pour mon mari,aromatisés de cannelle de gingembre, girofle,noix de muscade .
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Le stand du F.C de Sochaux


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Une patinoire installée au centre de la ville avec une grosse installation .

Le petit train qui transporte les enfants très heureux..
J'ai voulu photographier la Tante Arie dont j'ai raconté la légende, mais elle est partie rentrer son âne . Promis, je le ferai.

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Le père Noël est avec ses rennes sur le château de Montbéliard


Sur ces photos ,je vous souhaite une très bonne soirée et une bonne nuit

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10.12.2006

suite du conte de la Tante Arie (3)

* bouillie faite à base de farine de maïs
La Tante Arie n'exerce pas seulement son action bienfaisante au moment de Noël, elle est vraiment la bonne fée de l'Ajoie, qui veille durant toute l'année sur le pays. Elle aime beaucoup la grotte qu'elle a choisie pour demeure et qu'elle tient bien en ordre.Elle n'y reste jamais inactive : elle file au rouet le chanvre ou le lin, elle brode à l'aiguille, elle cuit au four des gâteaux qu'elle aura plaisir à donner.Elle se nourrit très sobrement de gaudes* et de quartiers de pommes séchées.Elle se trouve bien chez elle et l'âge a encore renforcé ses tendances casanières.

Mais il lui arrive assez souvent de sortir. Elle parcourt le pays en évitant avec soin de se faire reconnaître. Elle observe les enfants, apparaît au milieu de leurs rêves pour les gronder quand ils ont été méchants, tâche surtout de leur signaler leurs défauts, afin qu'ils s'en corrigent.
C'est donc une fée très utile et très estimable. Les parents l'invoquent souvent, quand ils ont des réprimandes à faire:
- Tu verras, disent-ils à leurs enfants, la Tante Arie ne sera pas contente et si tu recommences, elle cessera de t'aimer.
Brave Tante Arie! Les histoires, qui vont suivre,nous permetront de la mieux connaître...

Le père Fourot du village de Saint-Julien labourait un jour son champ en bordure d'un bois. Il tenait les mancherons de la charrue, pendant que son fils Claude guidait les boeufs. Il faisait très chaud et Fourot décida de s'arrêter un moment .
Il y avait en bordure du champ une grande pierre plate, qui passait dans le pays peut être la porte d'une des demeures où séjournait la Tante Arie, quand elle avait à faire près de Saint-Julien. Fourot s'assit avec son fils, près de la pierre mystérieuse. Il était ennuyé, car il avait oublier d'amener à manger pour les "4 heures".Il sentait une faim de loup.
Soudain, il perçut une bonne odeur de gâteau cuit, qui semblait monter de la pierre. Il comprit et dit aussitôt d'une voix aimable et douce:
- Ma bonne tante, vous ne voudrez pas nous laisser avoir faim et voudrez bien nous donner une part de gâteau. Nous vous en supplions et nous savons bien que ce n'est pas en vain.
Fourot reprit son travail, mais quand il revint près de la pierre, après avoir tracé un nouveau sillon, il vit qu'on avait mis sur celle-ci un grand gâteau au fromage, doré et cuit à point, encore chaud et dans lequel était planté un petit couteau d'argent. Fourot prit ce couteau avec émotion :
-Merci,dit-il, ma bonne tante vous avez tout prévu. Il coupa 2 parts de gâteau, que mangèrent lui et son fils. Il en tailla 2 autres, puis 2 enfin : tout le gâteau fut dévoré - et cela très rapidement .
- As-tu trouvé cela à son goût? demanda Fourot à son fils, en replaçant le couteau sur la pierre.
- Oui, père, répondit simplement celui-ci.
ils retournèrent à leur travail, mais si le soc pénétrait toujours avec autant de force dans la terre, une des roues grinçait d'une manière étrange. C'était un bruit aigu, modulé, continu... Fourot et le jeune Claude se mirent à écouter avec attention. La roue, à chaque tour, supplie :
- Rends ce que dois! Rends ce que dois!
Fourot se demande ce qu'on peut bien lui vouloir. Il a la conscience tranquille. Mais il y a son fils! Il l'interroge :
-Claude, n'as-tu rien pris à la Tante?
-Non, père.
-Tu en es bien sûr?
-Je vous l'affirme.
Les boeufs repartent, de leur pas lourd et solide.
-Rends ce que dois! Rends ce que dois!
Le père Fourot est un homme dur et violent. il se doute que Claude lui ment. Il arrête l'attelage et demande d'un ton sec :
-Attention à ce que tu dire, tu es sûr de n'avoir rien pris?
Claude, cette fois, baisse la tête et répond, tout penaud :
-Père, je vous l'avoue, j'ai trouvé si beau le petit couteau d'argent, que je l'ai mis dans ma poche. Mais ne me battez pas!
- Soit, pour cette fois! Tu vas rendre immédiatement ce que tu as pris. Mais tu devrais avoir honte! Tu oses voler son bien à la Tante, qui vient de te donner du gâteau. Sois tranquille, elle saura bien te punir et t'apprendre, si tu l'avais oublié, que " bien mal acquis ne profite jamais"
Et voilà un jeune garçon , qui risque fort de ne rien avoir à Noël.

Bavans était comme Saint -Julien un des villages où la Tante Arie aimait à passer. Elle y vint une fois, par une froide soirée d'hiver, et frappa à la porte d'une maison d'assez pauvre apparence. une toute jeune fille vint ouvrir; elle regarda cete vieille femme, qui ressemblait à une mendiante, la toisa avec mépris et lui cria dans le vent, d'un ton sec :
- Allez-vous-en! Vous n'avez rien à faire ici.
C'est dans ces conditions, que la Tante Arie apprit à connaître la vraie nature de Madeleine, dont les gens du village disaient qu'elle était bien jolie, mais qu'elle avait plus de défauts que de graines dans un melon.
le père de Madeline avait entendu la réponse brutale de sa fille : il intervint et fit entrer la Tante, qui remercia chaleureusement Madeleine, irritée, se retira dans sa chambre.
La Tante Arie prit place auprès du feu et on lui servit à manger. Elle avait un air si bon, si doux que les parents de la jeune fille lui confièrent leurs soucis.
-Madeleine, fit le père tristement, a toujours été très dure, mais nous ne voulons pas croire à une mauvaise nature chez elle : il a bien fallu nous rendre à l'évidence. Elle est brutale, querelleuse, très égoïste et d'un très grand orgueil. Elle n'aime pas obéir et elle n'en fait qu'à sa tête. Nous pourrions sévir, mais elle est notre unique enfant et nous ne voulons pas la brusquer. Il nous reste à subir ses sautes d'humeur, ses caprices, ses remarques désobligeantes qu'elle ne cesse de nous prodiguer.
-Oui, ajoutea la mère, elle est très paresseuse; elle ne me donne aucune aide à la maison et ne range même pas sa chambre. Quand je lui demande de mettre un peu d'ordre et de prendre le balai, la remesse, comme on dit chez nous, elle me répond insolemment par le vieux proverbe du pays : " la resse et le torchon"- ne rapportent rien à la maison"
- Et ce n'est pas cette semaine qu'elle t'aidera! reprit le père. Coquette comme elle est, elle ne songe qu'à la fête.
-quelle fête? demanda la Tante Arie.
- Celle qui a lieu une fois l'an et pour laquelle les filles et les femmes revètent leurs plus beaux habits. Je vous assure que pour Madeleine ce jour-là compte par-dessus tout...
Et cela était bien vrai. la jeune fille quittait son air rude et sombre pour sourire à son image dans la glace; elle pensait au beau dimanche où elle serait la plus jolie et la plus admirée; elle regardait le bonnet qu'elle placerait sur sa tête blonde, un traditionnel diairi à fond velours, orné de somptueuses broderies, rehaussé de paillettes d'argent.
Son plaisir d'ailleurs n'était pas parfait, car elle aurait voulu, pour exciter davantage l'envie de toutes ses compagnes, des atours de princesse ou tout au moins un diairi précieyux de satin ou de moire, garni de cannenille d'or et d'argent, de chenillettes, de glaces à facettes ou de perles. Le lendemain, quand la Tante Arie partit, bien décidée d'ailleurs à revenir sous peu pour donner une leçon à la jeune fille. Madeleine, mieux disposée que la veille, amis toujours méprisante, lui dit avec fierté :
- Venez dimanche au temple. Vous verrez comme je serai belle. Tous les regards se tourneront vers moi.
Le dimanche tant attendu arriva enfin. Pendant les jours qui l'avaient précédé, Madeleine s'était montrée plus fébrile, plus hautaine, plus irascible que jamais. avant d'aller au temple, elle vérifia sa mise et la trouva à son goût. Elle s'admira si longtemps qu'elle partit en retard pour le prêche.
Quand elle sortit, elle reconnut près de la fontaine la vieille femme qu'elle avait si mal accueillie quelques jours auparavant. Elle ne lui aurait sans doute pas adressé la parole, si un coup de vent ne fut survenu, qui emporta le beau diairi. Par chance, il ne roula pas trop loin et ne fut pas sali. Madeleine appela la Tante, qui l'aida à réparer le désordrede sa coiffure, puis elle courut au temple.
Elle y entra, bonne dernière, mais sans discrètion... La tête haute, la démarche royale, elle vint s'installer au premier rang. Le pasteur- un vieil homme au visage très doux - s'arrêta, toussa légèrement, puis reprit la lecture de la bible.
On entendit des chuchotements, des exclamations, des ricanements étouffés. Malgré la sainteté du lieu, les assistants avaient peine à dissimuler une certaine émotion. Madeleine ne douta pas une seconde que celle-ci ne fût causée par son entrée si réussie et si remarquée. Elle se tourna vers sa voisine, qui riait en baissant la tête :
- Pourquoi ris-tu?
- C'est parce que tu es la mieux coiffée.
Madeleine comprit. Elle savait qu'on ne l'aimait pas et elle pensa que ces ricanements étaient le produit de l'envie.
On riait, mais de jalousie et de dépit. Cela ne pouvait qu'intensifier sa fierté et son plaisir.
A la sortie du temple, elle passa majestueusement dans la foule, adressant de temps à autre quelques saluts distants. on riait toujours. Elle courut afin de se regarder dans un miroir, mais elle ne put attendre d'être chez elle . passant près de la fontaine, elle se pecha sur l'eau claire et elle vit - ô stupeur!- sa charmante tête blonde coiffée d'un... bonnet de nuit. Un beau bonnet de coton blanc, avec au faîte un pompon pelucheux...
Elle crut mourir de honte et entra dans une terrible colère. Elle s'enferma dans sa chambre et pendant plusieurs jours refusa d'en sorti, même à l'heure des repas.Quand elle songeait à la vieille, qui lui avait joué ce tour - car elle était sûre que c'était elle - elle se sentait de furieuses envies de se venger .
Peu après, alle apprit par ses parents que la vieille femme était revenue au village et qu'elle passerait sas doute à la maison.

Depuis le soir, où elle avait été bien reçue - sauf par Madeleine évidemment -La Tante arrivait de temps en temps, elle venait s'asseoir auprès dufeu, causait un moment, puis s'en allait. Après son départ, on constatait qu'ily avait dans le placard et dans la maie des quantités de choses alléchantes, des miches de pain blanc, des mottes de beurre, de beaux gâteaux dorés et aussi un pot de confitures ou de miel. La mère de Madeleine voyait bien qu'il y avait quelque mystère elle dit un jour :
-C'est sans doute une fée bienfaisante, charitable au pauvre monde, une vraie créature du bon Dieu. Je ne serais pas étonnée que ce soit le Tante Arie.
- Sûrement, ajoutait le père. pourquoi donc n'y avons-nous pas songé plus tôt?
Madeleine commença à réaliser que celle qui s'était moquée d'elle était la fée de l'Ajoie. Elle aurait pu réfléchir et décider d'améliorer sa conduite, afin d'éviter à l'avenir de pareils désagréments : elle n'y pensa pas une seconde. Ce qu'elle voulait - et avec hargne- c'était sa vengeance et, comme elle savait la Tante très ordonnée,très méticuleuse, elle conçut le projet de tout mettre dessus dessous dans sa demeure, au cours d'une de ses absences.
Seulement, il fallait pour cela savoir où se trouvait la grotte. Elle réfléchit aux moyens qui lui permettraient d'y parvenir. Soudain, il se mit à pleuvoir. elle comprit qu'il serait possible de suivre la Tante Arie, grâce aux traces que ses pas laisseraient dans la boue des chemins ou des champs. Pourvu, pensait-elle, que la Tante vienne ce soir !
Elle vint en effet. Madeleine s'habilla chaudement et se dissimula sous l'auvent .Quand la Tante Arie sortit, la jeune fille attendit un moment, puis regarda les traces. Elle fut si étonnée qu'elle ne poursuivit pas son chemin.
Dès le lendemain, elle alla clamer partout au pays :
-La Tante Arie a des pattes d'oies.
Etait-ce vraiment cela qu'elle avait vu? Parlait-elle ainsi pour se venger? on ne sait jamais. Toujours est-il que certains la crurent et qu'on attribue parfois à la fée ce vice de confformation vraiment affligeant. Quand la tante apprit que Madeleine avait dit d'elle, elle en fut fort courroucée.
Et voilà une jeune fille qui risque fort elle aussi de ne rien avoir à Noël.


Mais, diriez-vous, il serait amusant de savoir si la Tante Arie, si bonne, si"brave" comme on dit en Franche Comté, a tenu rigueur de leurs fautes à Claude, le petit voleur et à Madeleine,la coquette?.
Voici ce qui se passa.
Au Noël suivant, quand la Tante descendit du Lomont avec son âne chargé de jouets et de bonbons, elle oublia que beaucoup d'enfants avaient été turbulents et leur donna - comme elle en avait l'habitude - des cadeaux de plus ou moins grande valeur, mais qui procuraient aux heureux destinataires, une joie égale. Claude eut même un petit couteau d'argent, tout semblable à celui qui lui avait fait envie, car il avait sincèremet regretté d'avoir volé et le repentir - quand il est vraiment sincère - amenuise la portée des fautes .

Quand à Madeleine, elle trouva à son révéeil des verges qu'elle avait bien méritées. Non seulement elle n'avait rien fait pour ne plus être paresseuse et coquette, mais encore elle s'était montrée brutale, dure, orgueilleuse. Surtout elle avait pris plaisir à railler la Tante et ses pattes d'oie. Si ce vice était réel, elle avait cédé à la médisance; s'il était inventé par elle, elle avait eu recours à la calomnie.
Dans les 2 cas, elle s'était montrée méchante, consciemment et résolument, et la méchanceté est la seule chose que ne pardonne pas la Tante Arie.

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suite Légende de la Tante Arie (2)

Antoine avait l'air soucieux:
-Lucile, est-ce vrai qu'elle n'apporte rien, quand on n'a pas été sage? Maman me l'a dit l'autre jour.
- Oui et même si on a vraiment eu une mauvaise conduite, elle place sur l'autel une poignée de bâtons pour que les parents s'en servent, afin de nous corriger.
Philippe, plus malicieux que méchant, était tout heureux de voir son frère embarrassé et vaguement inquiet. Il intervint:
-Antoine, tu trouveras sûrement des bâtons, pour te punir d'avoir volé des confitures dans le buffet .
-Et toi, alors? On sait bien que tu es un menteur.
-C'est pas vrai, et puis, tu désobéis tout le temps.
-Tu vas voir cette gifle, si tu continues.
Lucile s'efforça de calmer ses passions. Elle dit fermement :
-Allons! ne vous disputez pas. Antoine, tais-toi.
Mais Antoine, indigné des perfides insinuations de son frère et aussi de l'intervention partiale de Lucile, répliqua en se tournant vers elle, les mains aux hanches, le regard courroucé:
- Et toi, tu crois peut-être que la Tante Arie ne sait pas que tu passes ton temps devant la glace, à sourire, à faire des mines. Je suis bien tranquille, elle n'aime sûrement pas les coquettes.
Lucile protesta avec d'autant plus d'énergie que son frère avait vu juste. Mais, consciente du rôle qu'elle avait à jouer, oubliant son ressentiment dans l'intérêt commun, elle se montra conciliante et s'adressant à ses frères:
-Tout cela ne rime à rien. La Tante a des choses à reprocher à tous les enfants, mais elle est bonne et, en général, au moment de Noël, elle oublie tous ses griefs. D'ailleurs, elle sait bien que les parents, eux aussi sont loin d'être parfaits .
Antoine avoua qu'il espèrait bien qu'ils recevraient tous trois des cadeaux, mais il ne put s'empêcher de dire avec un air sombre:
-Il y a pourtant une chose de sûre, c'est que si un seul de nous mérite jouets et bonbons, c'est bien moi!...
Mais, direz-vous, qui est donc cette Tante Arie, dont parlaient les enfants de l'Ajoie? Vous avez déjà deviné qu'elle tient ici la place du Père Noël, ce bonhomme célèbre à barbe blanche, en houppelande rouge et portant une hotte sur son dos, ou encore du grand Saint Nicolas, ou du " petit Jésus", qui comble les voeux des enfants de la montagne. Elle a la mission très lourde de distribuer les cadeaux de Noël, mais par là aussi la grande satisfaction de semer la joie pour les garçons et les filles- si toutefois ils ont été bien sages .
Quelle est son origine? A vrai dire, personne ne le sait avec exactitude. Il est possible qu'elle soit née à l'époque où les Séquanes dominaient le pays. Elle serait fille des divinités celtiques et continuerait à hanter les lieux où résonnaient autrefois les chants des druides, lors de la cueillette du gui.

Mais il est une autre hypothèse, bien aussi séduisante. La voici. Il y avait au XV ème siècle une jeune fille noble d'une grande beauté, Henriette d'Orbe, dont le père était mort lors d'une des croisades de l'Occident contre les Turcs. Elle épousa le Comte de Wurtemberg et, à la mort de celui-ci, elle gouverna ses terres et parmi elles l'Ajoie. Elle sut avec beaucoup de fermeté écarter la guerre du pays et elle se montra très bonne pour les paysans qu'elle protègea et pour les erfs qu'elle affranchit. Aussi quand elle résidait , à Montbéliard, ou plus souvent dans son château d'Etobon, près d'Héricourt. Les habitants de la région étaient tout heureux de sentir près d'eux celle qu'ils appelaient" la bonne Comtesse"
Quand elle mourut en 1444, elle fut si unanimement regrettée par les habitants de l'Ajoie que le ciel ne voulut pas qu'elle disparût tout à fait des lieux où elle était aimée. Elle fut chargée de veiller sur le pays et notamment de procurer aux enfants les joies de Noël.
Elle avait fait tant de bien durant sa vie qu'elle méritait de pouvoir en faire après sa mort. Ainsi la Comtesse Henriette devint la Tante Ariette ou plus simplement Arie.

11:25 Publié dans Franche-Comté: ma région | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Une histoire à raconter

Suite à cette note j'ai décidé de mettre mon conte sur la légende de la Tante Arie tiré du livre des contes et légendes de Franche Comté

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Histoire extraite de mes contes de Franche -Comté à raconter à vos petits-enfants

La Tante Arie


(*) l'Ajoie - Région de Montbéliard, Belfort, Blamont, Héricourt

Il y a longtemps déjà, dans un petit village de l'Ajoie(*) une fillette de 10 ans , nommée Lucile, revenait par un après-midi d'hiver du bourg voisin, où l'avaient accompagnés ses 2 frères: Antoine 6 ans et Philippe 5 ans. On était au début du mois de Décembre, mais il faisait doux pour la saison et les enfants cessant soudain de gambader et de joue, abordèrent vite un sujet, qui leur tenait à coeur, celui de Noël. C'est Antoine qui, en passant devant une croix de pierre, demanda à sa soeur :
-Dis, Lucile, c'est bientôt Noël? Il y aura à l'église une grande crèche avec au milieu le petit Jésus et puis on nous donnera des tas de bonnes choses. C'est bientôt?
-oui,répondit la grande soeur, ce ne sera pas après ce dimanche-ci, mais après l'autre.On préparera à la maison, dans la grande chambre, 3 petits autels ornés d'un napperon orné de dentelles. Sur le mien il y aura 10 bougies, sur chacun des vôtres, 5 et 6.
Et quand nous nous réveillerons le matin du grand jour nous trouverons dessous des jouets, des bonbons, des cadeaux.
-Mais,intervint le petit Philippe, c'est la Tante Arie, qui nous donnera tout cela. Je ne l'ai jamais vue.
- Bien sûr, fit Antoine, il ne doit pas être facile de la voir. Sais-tu comment elle est, Lucile?
-La Tante Arie, reprit gravement Lucile, est une très vieille dame, mais il paraît que son visage garde toute la fraîcheur de la jeunesse. Au soir du 24 Décembre, elle s'habille chaudement et tout emmitoufflée, s'apprête à faire un long voyage dans le pays d'Ajoie. D'une main, elle tient un bâton et de l'autre elle conduit un âne.
-Un âne, s'exclama Philippe, pourquoi cela? c'est drôle!
-C'est pour monter dessus, pardi! répondit Antoine.
-Non, fit Lucile, elle aime mieux aller à pied, sans doute pour se réchauffer. Pensez donc, on gèle, cette nuit-là! Mais elle a besoin d'un âne pour porter tout ce qu'elle distribue. le pauvre animal a sur l'échine 2 lourds paniers pleins à craquer;
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il avance pourtant avec courage en secouant ses longues oreilles.
-Dans les paniers, fit le petit Philippe, il y a des jouets?
-Bien sûr, des pantins, des poupées, des chevaux de bois, des tambours, des cordes à sauter, des polichinelles et des tas d'autres choses, depuis les bibelots de rien du tout jusqu'aux cadeaux les plus somptueux. Il y en a pour tous les goûts.
-Et, oui il y a aussi des bonbons? demanda Antoine.
-Mais oui, des bonbons au sucre ou au chocolat, des marrons,des noix, des oranges et des gâteaux, surtout des " michottes" rondes que la Tante Arie a fait cuire elle-même dans son four.
Antoine semblait rêver; Philippe était stupéfait à l'idée de toutes ces merveilles; il réfléchit un moment, puis se hasarda à demander:
-Pourquoi l'appelle-t-on la tante?
-C'est parce qu'elle est vieille, fit Lucile, et aussi très bonne.
Elle n'hésite pas, malgré son âge, à partir dans la nuit et le froid, pour nous apporter jouets et friandises. Elle charge son âne, lui attache au cou un grelot et la voilà partie.
-D'où vient-elle? dit Antoine, d'un ton intrigué. Si elle habitait le village, on la verrait quand même bien.
-Oh! Elle n'est pas d'ici, Elle habite, sur le Lomont, une grotte au milieu des arbres. Personne n'y est jamais entré, mais ce doit être merveilleux: elle a sûrement là des montagnes de jouets pour plusieurs Noëls à l'avance.
-Pourtant, affirma Antoine, si l'âne a un grelot, on devrait l'entendre tinter. Alors, il serait possible de la voir.
-Tu crois ça! répondit Lucile amusée, elle ne vient qu'au moment où tout dort dans la maison. Ce qu'elle veut, c'est faire une surprise et on a beau faire d'efforts pour rester éveillé, chaque fois on tombe dans le sommeil, avant qu'elle n'arrive.
Philippe cherchait à imaginer la Tante, marchant avec son âne, dans la nuit claire et froide:
- Par où entre-t-elle? dit-il, puisque toutes les portes sont fermées?
-Elle a peut-être toutes les clefs des maisons, répondit Antoine, toujours prompt à donner une explication, en espèrant tomber juste .
Lucile regarda ses frères, qui attendaient avec impatience ce qu'elle allait leur apprendre encore sur la mystérieuse Tante Arie:
- Non, elle a déjà bien assez de choses à emmener dans sa tournée, sans prendre encore un énorme trousseau de clefs. Elle trouve les portes closes, mais cela ne l'embarasse pas, elle passe par le trou de la serrure ou elle monte sur le toit et descend par la cheminée. Quand elle est très pressée, elle se contente de lancer les jouets et les bonbons dans la maison. en tout cas, quoi qu'elle fasse, le travail est bien fait .
Les 3 enfants continuèrent leur marche et pendant un temps, gardèrent le silence .

11:05 Publié dans Franche-Comté: ma région | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

09.12.2006

Lors du marché de Noël de l'année passée.

Les pâtissiers de Montbéliard avaient bien travaillé l'année passée pour le Marché de Noël

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Château de Montbéliard en chocolat

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Crèche en chocolat à Montbéliard

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Une vraie crèche avec des personnes et animaux , quelle beauté !!

10:25 Publié dans Franche-Comté: ma région | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

06.12.2006

Ma région c'est aussi : Peugeot

Fabrication de tondeuses à chevaux pour l'armée.
Politique sociale d'avant garde pour l'époque: caisse d'épargne, secours mutuel,soins gratuits, assurance,hopital,écoles,pensions-retaites,journée de travail de 10 Heures,trente trois ans avant la loi.
Emile Peugeot(1815-1874) fonde un "prix littéraire pour la paix".

Construction de la première bicyclette à roues inégales (GRAND BI)

La fabrication des bicyclettes PEUGEOT débute à Beaulieu (doubs), avec transmission par chaine.

Les usines emploient 1100 salariés.
Le premier tricycle "Serpollet-Peugeot" à vapeur est présenté à l'exposition universelle de Paris par Armand Peugeot (1849-1915)

Le premier quadricycle à gazoline de marque Peugeot à moteur Daimler est fabriqué à Valentigney.

La raison sociale "Peugeot Frères" devient "Les fils de Peugeot Frères".

le grand Bi........un précurseur : le tricycle à vapeur (1889).....l'envol des cycles


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DES PIONNIERS A LA PREMIERE GUERRE MONDIALE

Cette année la ,un quadricycle à gazoline relie Valentigney à Brest,via Paris soit 2200 kms aller retour, à 14 km/heure de moyenne.

- Production de 29 voitures. - Les premiers pneus sont montés sur un tricycle Peugeot à pétrole.

Premiers roulements à bille "LIONS".

Armand Peugeot (1849-1915) ,qui a cru aux chances du vélo,puis de l'automobile,fonde à Lille la Société des Automobiles Peugeot qui va fabriquer des véhicules de tourisme et des camions.

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1891:le "Valentigney-Brest"........Armand Peugeot.....Le "vis à vis type 4" (1892)

La suite,une prochaine fois

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02.12.2006

Mon département : le Doubs (25)

Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d'une partie de la province de Franche-Comté.

La république de Mandeure lui fut rattachée en 1793, et la principauté

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de Montbéliard (qui avait précédemment fait partie du Mont-Terrible puis du Haut-Rhin) en 1816.
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Géographie du Doubs
Le Doubs(25)
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fait partie de la région Franche-Comté. Il est limitrophe des départements du Jura(39)
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, de la Haute-Saône(70)
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et du Territoire de Belfort(90) ,
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ainsi que des cantons suisses de Vaud, de Neuchâtel et du Jura. Le point culminant du département est le Mont-d'Or (1463 mètres d'altitude).

Le Doubs concentre la population, l'emploi et les services de la Franche Comté. En effet les deux plus grandes agglomérations régionales sont situées dans le Doubs Besançon (130 000 habitants)
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et Montbéliard (125 000 habitants)

La Franche-Comté (en francoprovençal Franche Comtât) est une région française plutôt petite (16 202 km² contre une moyenne de 24 762 km²). Elle représente 3% du territoire français et regroupe quatre départements : le Doubs (25)
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, la Haute-Saône (70)
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, le Jura (39)
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et le Territoire de Belfort (90).
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Si les trois premiers s'étendent chacun sur 5 000 km² environ, le dernier n'occupe que 600 km² et forme le plus petit département métropolitain en dehors de la couronne parisienne.

La Franche-Comté est composée de 1 786 communes dont la surface moyenne est largement inférieure à la moyenne métropolitaine (9 km² au lieu de 15). Les petites communes sont les plus nombreuses: les deux tiers d'entre elles n'atteignent pas la moyenne régionale.

Besançon capitale de la Franche Comté,
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la capitale régionale, est à 405 km de Paris, 200 km de Nancy, 226 km de Strasbourg, 155 km de Bâle, 177 km de Genève, 195 km de Lyon et 91 km de Dijon. Ses habitant(e)s sont les Francs-Comtois - Francs-Comtoises.

Le nom de Franche-Comté n'apparut officiellement qu'en 1366, auparavant, on parlait du comté de Bourgogne.

Le comté de Bourgogne faisait partie du Saint Empire romain germanique, mais il jouissait d'une grande autonomie. Avec l'extinction de la branche masculine des comtes de Bourgogne, le comté va passer sous diverses influences (France, duché de Bourgogne, Espagne), mais toujours en conservant ses particularités, ses "libertés".

Voir aussi Liste des comtes palatins de Bourgogne

La période espagnole correspond à une sorte d'âge d'or de la Franche-Comté. Mais cette phase de prospérité est interrompue par la guerre dite de Dix Ans (1634 - 1644), épisode comtois de la Guerre de Trente Ans. Le comté de Bourgogne reste espagnol, mais, quelques années plus tard, Louis XIV le revendique. Il l'occupe en 1668 mais doit le rendre en application du Traité d'Aix-la-Chapelle.

La Franche-Comté devient définitivement française en 1678 par le Traité de Nimègue.

A la Révolution la province de Franche-Comté est partagée en trois départements : le Jura,
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le Doubs et la Haute-Saône. Belfort est alors rattaché au Haut-Rhin
Lors de la guerre de 1870, la ville défendue
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par le colonel Denfert-Rochereau résiste au siège allemand. La ville n'ouvre ses portes que le 16 février 1871 sur l'ordre du gouvernement français. Soit quelques semaines après la signature officielle de l'armistice, le 28 janvier 1871. Cette résistance permet à la ville de rester française après l'annexion de l'Alsace Moselle. En 1922, la ville et les environs sont érigés en département sous le nom de Territoire de Belfort, devenant ainsi le quatrième département comtois.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Franche-Comté se distingue par la présence de nombreux maquis.

Les gens habitant le Doubs sont des Doubistes ou Doubiens

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21.11.2006

Aujourd'hui :tartiflette au morbier

Ingrédients pour 6 personnes
-500 g de Morbier
-2 oignons
-1 kg de pommes de terre " Charlotte"
-300 g de lardons
-sel, poivre
-noix de muscade

Faites cuire les pommes de terre à la vapeur, épluchez-les et coupez-les en rondelles.
Faites revenir les lardons et les oignons émincés à la poêle.
Ajoutez les pommes de terre, avec le tout dans un plat à four. Salez et poivrez et mettez un peu de noix de muscade.
Au dernier moment, ajoutez le morbier coupé en lamelles. Enfournez le plat .
Dès que le fromage est fondu , servez aussitôt.

17:35 Publié dans Franche-Comté: ma région | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

26.10.2006

Le début de l'horlogerie :Auguste l'Epée

L’Épée, l’horloger qui connaissait la musique


Cent-cinquante ans durant, Saint-Suzanne connut la célébrité mondiale à travers les productions horlogères et les boîtes à musique de L’Épée. Retour sur une saga industrielle au Pays de Montbéliard.


Fin 18e, début 19e, Frédéric Japy introduit la mécanisation dans la production de pièces horlogères, sur son site de Beaucourt. C’est là qu’Auguste L’Épée

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, venu dans le Pays de Montbéliard avec sa famille partie de Neuchâtel, fait ses classes de maître horloger.

En 1839, L’Épée s’associe à Pierre-Henry Paur, fabricant suisse de boîtes à musique installé à Sainte-Suzanne depuis six ans. Trois mois plus tard, L’Épée rachète les parts de son associé et réunit sur le site l’ensemble des fonctions nécessaires à la production des boîtes à musique : arbre, engrenage, clavier, menuiserie. Pendules et porte-échappements - le cœur de la pendule - sont également fabriqués dans les ateliers. La manufacture acquiert rapidement une réputation de qualité et de haute technicité. En 1850, l’établissement compte trente ouvriers, dont six horlogers.
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Contrairement aux fabricants suisses, Auguste L’Épée ne se contente pas de fabriquer les claviers des boîtes à musique, il intègre également la production des autres composants : tabatières, montres, jouets… Il évite ainsi de faire appel à la sous-traitance.
La fabrication de boîtes à musique se fonde en effet sur la coordination de plusieurs métiers : l’ébénisterie, l’ajustage - pour la fabrication et la mise en place des organes -, l’horlogerie - pour la minutie des rouages -, la mécanique - pour l’invention d’outils spéciaux - et la musique - pour l’arrangement des airs, l’accordage des claviers et la notation des points sur les cylindres. L’Épée commence par réaliser des boîtes à musique dites de seconde génération, avec cylindre et manivelle.
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Manivelles et cartels

Dès 1857, l’industriel lance la mode des « petites musiques », aussi appelées « tabatières » ou « manivelles ». Il s’agit de dispositifs cachés dans des jouets, boîtes à bijoux, dessous de plat, carafes…, généralement bon marché.
L’Épée est alors la seule manufacture à fabriquer des « musiques d’enfants », disposées dans des poupées ou des toupies. L’entraînement se fait par une vis sans fin dotée d’une manivelle. Puis, le fabricant lance ses premières « grandes musiques » ou « cartels », à l’origine disposés dans des socles de cheminée. Il en devient Le spécialiste.
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Inventeur infatigable, Auguste L’Épée crée des claviers à plusieurs octaves, ajoute des accompagnements de tambours et de castagnettes, remplace la manivelle par un système de ressort qui donne le mouvement au cylindre. Puis, il introduit des cartels à plusieurs cylindres, capables de jouer plusieurs airs.

Plusieurs octaves

En 1859, avec 150 ouvriers, L’Épée produit 24 000 musiques mécaniques. C’est le début du travail à domicile pour une main d’œuvre essentiellement féminine. Une forme d’activité qui perdurera jusqu’en 1975. L’aura de la firme devient internationale. Des airs populaires australiens, turcs, chinois, cubains, font leur apparition.
Avec 56 horlogers pour 500 habitants, L’Épée est à l’origine du développement de Sainte-Suzanne.
En 1861, l’entreprise se dote de nouveaux locaux, sur le canal des Neufs-Moulins, et s’équipe d’une machine à vapeur. Les commandes affluent du monde entier.
Un tiers des musiques partent vers le monde anglo-saxon, un tiers vers l’Allemagne et la Russie, le reste vers la France et les autres pays.

En 1869, de nouveaux locaux sortent de terre. Le nombre d’horlogers a doublé en huit ans. Mais la guerre de 1870 interrompt la production.
L’usine est pillée par les forces d’occupation en 1871. Pourtant, les enfants L’Épée reprennent le flambeau en 1873 et l’entreprise retrouve le chemin de la réussite.
Cinq ans plus tard, 350 salariés travaillent sur le site, sans compter les producteurs à domicile : 2 000 cartels et 40 000 petites musiques sortent des ateliers.
L’Épée est récompensée par de nombreuses médailles d’or aux expositions universelles : Paris en 1878 et 1889, Vienne en 1892, Paris à nouveau en 1900 et Hanoï en Indochine en 1902. L’usine forme une cinquantaine d’apprentis par an.
À l’aube du 20e siècle, 200 000 boîtes à musique sont produites annuellement.
Vers 1889, l’activité horlogère est développée. Parallèlement, la production de phonographes constitue un nouveau débouché, florissant jusqu’en 1914.
Au sortir de la Grande Guerre, l’horlogerie domestique - pendules et pendulettes - et l’horlogerie technique - interrupteurs horaires, compteurs de taxi, enregistreurs météo, altimètres… - permettent à L’Épée de retrouver la voie de la croissance. La Deuxième Guerre mondiale est synonyme de chaos.

En 1950, de nouveaux ateliers sont construits. Le nombre d’ouvriers, 140 en 1955, croît jusqu’en 1970, L’Épée comptant jusqu’à 600 ouvriers. C’est le temps du travail Ã