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05/10/2011

L'automne



Chemin d'automne a Montreal.jpg



Automne au ciel brumeux, aux horizons navrants,
Aux rapides couchants, aux aurores pâlies,
Je regarde couler, comme l'eau du torrent,
Tes jours faits de mélancolie.


Sur l'aile des regrets mes esprits emportés,
Comme s'il se pouvait que notre âge renaisse !
Parcourent en rêvant les coteaux enchantés,
Où, jadis, sourit ma jeunesse !

Je sens, au clair soleil du souvenir vainqueur,
Refleurir en bouquet les roses déliées,
Et monter à mes yeux, des larmes, qu'en mon coeur
Mes ving ans avaient oubliées !


Armand Silvestre

06/11/2009

une poésie de circonstances ...

LES FEUILLES MORTES

Oh, je voudrais tant que tu te souviennes,
Des jours heureux quand nous étions amis,
Dans ce temps là, la vie était plus belle,
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Tu vois je n'ai pas oublié.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi,
Et le vent du nord les emporte,
Dans la nuit froide de l'oubli.
Tu vois, je n'ai pas oublié,
La chanson que tu me chantais...

C'est une chanson, qui nous ressemble,
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
Nous vivions, tous les deux ensemble,
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
Et la vie sépare ceux qui s'aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit.
Et la mer efface sur le sable,
Les pas des amants désunis.
Nous vivions, tous les deux ensemble,
Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
Et la vie sépare ceux qui s'aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit.
Et la mer efface sur le sable,
Les pas des amants désunis...

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Mais mon amour silencieux et fidèle
Sourit toujours et remercie la vie
Je t'aimais tant, tu étais si jolie,
Comment veux-tu que je t'oublie ?
En ce temps-là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
Tu étais ma plus douce amie
Mais je n'ai que faire des regrets
Et la chanson que tu chantais
Toujours, toujours je l'entendrai !

Jacques Prévert

cette poésie a été si bien chantée par Yves Montant

11/04/2009

POEME COMTOIS

 medium_PAQUES-2008_236.2.jpg

LES CLOCHES COMTOISES

Le son des cloches résonne
Dans nos très jolis clochers Comtois
Comme une mélodie que l’on entonne
Rythmant la vie des francs-comtois
Les cloches vibrent sous le balancier
Pour laisser partir les sons particuliers
Où l’écho se répète dans nos montagnes.

Le chant des toupins
Accrochés aux cous
De nos belles Montbéliardes
Résonne tout au matin
Dans un superbe cadre
De notre belle campagne
Typique du Haut Doubs.

Toutes ses sonnailles
Qui animent les retrouvailles
Dans les fêtes folkloriques
Dans une ambiance fantastique
Où les gens sont chaleureux
Comme au temps des veillées
Où des légendes étaient contées
Au coin du feu.

Les carillons à l’abri dans les clochers
Chantent et carillonnent à la volée,
C’est par le son
Des cloches et des carillons
Qui résonnent dans nos vallons
Que se transmettent toutes ses traditions
Nous rappelant la vie d’autrefois
De notre patrimoine Comtois
Le son des cloches dans la prairie
Vous emmène dans un monde de poésie.

Daniel HAZEMANN

 

medium_670614.jpg

05/10/2008

Comptine

Comptine suisse du canton de Vaud

Lune, lune, Pampelune

Un seigneur s'en va sans lune.

Il rencontre un capucin

Qui mangeait d'la soupe au pain.
Pot, pot, pot p'tit pot

Va t'cacher dans le gros pot

Sinon le loup te mangera

 

30/07/2007

A toutes les mères

Pour Huguette,qui vient d'être séparée de sa maman avec toute mon amitié

 Ce poème je l'avais pris sur un blog , il est tellement magnifique

A MA MERE

Elle a fermé sa vie comme un livre d'images
Sur les mots les plus doux qu'ils se soient jamais dits
Elle qui croyait l'amour perdu dans les nuages
Elle l'a découvert au creux de son lit

Et riche d'un sourire au terme du voyage
Elle a quitté son corps comme on quitte un bateau
En emportant la paix, gravée sur son visage
En nous laissant au coeur un infini fardeau

Elle souriait de loin,du coeur de sa lumière
Son âme était si claire aux franges de la nuit
On voyait du bonheur jusqu'à sa misère
Tout l'amour de la terre qui s'en allait sans bruit

Comme au tour d'un chagrin les voix se font plus tendres
Un écrin de silence entourait nos regards
Les yeux n'ont plus besoin de se comprendre
Les mains se parlent mieux pour se dire au revoir

Moi qui ne savait rien de la vie éternelle
J'espérais qu'au delà de ce monde de fous
Ceux qui nous ont aimés nous restent encore fidèles
Et que parfois leur souffle arrive jusqu'à nous

Elle souriait de loin au coeur de la lumière
Et je sais que dans la nuit
Il existe un ailleurs où l'âme est plus légère
Et que j'aurais moins peur d'y voyager aussi

Elle a fermé sa vie comme un livre d'images
Sur les mots les plus doux qui se soient jamais dits
Elle croyait l'amour perdu dans les nuages
Elle l'a redécouvert au creux de son lit

Et riche d'un sourire au terme du voyage
Elle a quitté son corps comme on quitte un ami
En emportant la paix, gravée sur son visage
En nous laissant à l'âme une peine infinie

(et moi en ce jour fade, je lui ai dit "tu es BELLE maman")

Ce texte n'est pas de moi ,je l'ai pris sur un blog , mais je le dédis à ma maman qui n'est plus là ....

29/10/2006

Le parfum( Les fleurs du mal)

Une petite poésie pour ce dimanche


Lecteurs, as-tu lu quelquefois respire
Avec ivresse et lente gourmandise
Ce grain d'encens qui remplit une église
ou d'un sachet le musc invétéré?

Charme profond, magique, dont nous grise
Dans le présent le passé restauré!
Ainsi l'amant sur un corps adoré
Du souvenir cueille

medium_pa.4.jpg
la fleur exquise

De ses cheveux élastiques et lourds,
Vivant sachet, encensoir de l'alcôve
Une senteur montait, sauvage et fauve.

Et des habits, mousseline ou velours,
Tout imprégnés de sa jeunesse pure,
se dégageait un parfum de fourrure


C. Baudelaire(1847)

une petite chanson , passez un très bon dimanche


podcast

14/09/2006

Poème

Ce poème je l'ai pris chez nos amis de Lyon , il reflète assez bien la réalité , réagissons!! et je le mets ce soir pour Miche

Il meurt lentement
celui qui vient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
ne se risque à rien changer
la couleur de ses vêtements
ou qui ne parle jamais à un inconnu.


il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n'écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.


Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.


Il meurt lentement
celui qui détruit ses amours propres,
celui qui ne se laisse jamais aider


Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés.


Agis tout de suite!

Risques-toi aujourd'hui!

Ne te laisses pas mourir lentement
ne te prives pas d'être heureux
vis maintenant!

Pablo Neruda

06/07/2006

L'homme entre deux âges et ses deux maîtresses

Un homme de moyen âge,
Et tirant sur le grison,
Jugea qu'il était saison
De songer au mariage.

Il avait du comptant,
Et partant
De quoi choisir. Toutes voulaient lui plaire ;
En quoi notre amoureux ne se pressait pas tant ;
Bien adresser n'est pas petite affaire.

Deux veuves sur son coeur eurent le plus de part :
L'une encor verte, et l'autre un peu bien mûre,
Mais qui réparait par son art
Ce qu'avait détruit la nature.

Ces deux Veuves, en badinant,
En riant, en lui faisant fête,
L'allaient quelquefois testonnant,
C'est-à-dire ajustant sa tête.

La Vieille à tous moments de sa part emportait
Un peu du poil noir qui restait,
Afin que son amant en fût plus à sa guise.
La Jeune saccageait les poils blancs à son tour.
Toutes deux firent tant, que notre tête grise
Demeura sans cheveux, et se douta du tour.

Je vous rends, leur dit-il, mille grâces, les Belles,
Qui m'avez si bien tondu ;
J'ai plus gagné que perdu :
Car d'Hymen point de nouvelles.

Celle que je prendrais voudrait qu'à sa façon
Je vécusse, et non à la mienne.
Il n'est tête chauve qui tienne,
Je vous suis obligé, Belles, de la leçon




Jean De La Fontaine

27/06/2006

Gentil coquelicot


J'ai descendu dans mon jardin (bis),
Pour y cueillir du romarin,
Gentil coqu'licot,
Mesdames,
Gentil coqu'licot
Nouveau
Pour y cueillir du romarin(bis),
J'n'en avais pas cueilli trois brins,
Gentil coqu'licot,
Mesdames
Gentil coqu'licot
Nouveau.

J'n'en avais pas cueilli trois brins ( bis),
Qu'un rossignol vient sur ma main,
Gentil coqu'licot,
Mesdames,
Gentil coqu'licot
Nouveau.

Qu'un rossignol vient sur ma main ( bis),
Il me dit trois mots en latin ,
Gentil coqu'licot,
Mesdames,
Gentil coqu'licot
Nouveau.

Il me dit trois mots en latin (bis),
Que les hommes ne valent rien,
Gentil coqu'licot,
Mesdames,
Gentil coqu'licot
Nouveau.

Que les les hommes ne valent rien( bis),
Et les garçons encor bien moins,
Gentil coqu'licot,
Mesdames,
Gentil coquelicot
Nouveau.

Et les garçons encor bien moins( bis),
Des dames il ne me dit rien,
Gentil coquelicot,
Mesdames,
Gentil coqu'licot
Nouveau.

Des dames il ne me dit rien(bis),
Mais des d'moiselles beaucoup de bien,
Gentil coqu'licot,
Mesdames,
Gentil coqu'licot
Nouveau.







16/06/2006

La Bonne Chanson IV



La lune blanche
Luit dans les bois;
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée...

Ô bien-aimée.

L'étang reflète,
Profond miroir,
La silhouette
Du saule noir
Où le vent pleure...

Rêvons, c'est l'heure.
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l'astre irise...

C'est l'heure exquise.


de Paul Verlaine

 
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